Présentation de Shadowspear:

 

            Annoncée à grands renforts de coups de publicité depuis le début de l’année, voilà qu’arrive Shadowspear (ou Ombrelance en français), nouvelle boîte de Games Workshop pour Warhammer 40k. Si vous avez déjà entendue parler d’elle, vous savez que c’est « La boîte la plus attendue de l’année » avec « un contenu exceptionnel »,… Bon, j’ai jeté un œil dedans, laissez-moi vous dire que ce n’est pas faux. Loin de là.

Pendant ce temps-là sur Vigilus:

L’opération « Shadowspear » va avoir lieu dans le système de Vigilus. Vital, il sert de jonction entre les 2 parties de l’Imperium, séparé par La Grande Déchirure. Monde-usine hyper peuplé, il est depuis quelques mois la cible de menaces de toutes sortes. Une Waagh Ork en octobre dernier, un conflit avec des Eldars de Siam Ham et dernièrement l’apparition d’un culte Genestealer. Mais le Concile des Aquiliens qui dirige le système a jusqu’à présent réussi à résister à toutes les invasions ou tentatives de pillages.

En marge de tout cela, 2 événements ont marqué ce début d’année:

_ Sur Vigilus, un détachement de raptors de la Black Legion, dirigé par Haarken Worldclaimer, est venu annoncer la chute du système et l’arrivée prochaine du maître de la légion, Abaddon.

_ Nemedghast est une planète de système dont l’orbite la fait passer dans la Déchirure. Elle refait son apparition mais l’Imperium n’arrive pas à entrer en contact avec elle…

 

Pendant ce temps-là, sur Nemedghast:

Le Maître de chapitre des Ultramarines, Marneus Calgar, responsable des opérations militaires dans la région, décide d’envoyer un détachement en éclaireur pour voir ce qu’il advenu de Nemedghast et ses précieuses usines d’armement: « L’opération Shadowspear ».

Sur place, le Capitaine Acheran a découvert un monde à la botte de la Black Legion. Les usines sont devenues des forges-démons et des armes horribles en sorte, mi créature, mi démon, mi machine… (Oui, ça fait beaucoup de moitiés…) Le monde est irrémédiablement perdu, ses paysages sont corrompus et dévoyés…

Alors qu’elle n’avait été jusque-là qu’une mission de reconnaissance, « Shadowspear » bascule et devient une véritable mission de sabotage, d’une importance vitale pour couper la Black Legion de ses renforts…

 

Pendant ce temps-là, chez Games Workshop:

Voilà donc le contexte des événements narrés par cette boîte de jeu: une mission suicide de destruction et d’infiltration dans un monde perverti par le chaos, mené par une troupe d’éclaireurs Ultramarines.

Depuis la sortie de la V8, Games Workshop a fait de gros efforts pour inclure ses sorties dans une continuité scénaristique, dans une narration plutôt immersive. Nous sommes loin de la main d’Ahriman posée sur la porte de la Bibliothèque Interdite pendant 10 ans. Le pauvre a dû avoir des crampes… Là, l’histoire avance, on découvre des éléments au fur et à mesure qui ouvrent sur d’autres scénarii. Des détails placés ici et là, comme la présence de ce qui ressemble à Fulgrim, le Primarque des Emperors Children, laissent planer le mystère et le doute.

Là où les coups de publicité de GW sont intéressants, c’est qu’en annonçant sur son site la sortie prochaine du Maître de la Black Légion, il crée une attente et une espèce d’ambiance désespérée. On sait qu’il va arriver, on sait qu’il va venir et qu’il a comme objectif de mettre à feu et à sang Vigilus. La mission de « Shadowspear » devient plus désespéré que jamais et… la boîte plus intéressante…

Tout cela est plutôt bien orchestré si on se penche dessus…

Pendant ce temps-là, dans la boîte:

La boîte contient exactement ce dont vous avez besoin pour recréer cette histoire et la jouer à votre sauce grâce à un livre de campagne propre. Vous aurez aussi les mini codex des 2 factions qui s’opposent, de façon à rapprocher le jeu le plus des parties classiques de 40k sans avoir besoin d’investir dans un codex complet.

Parlons maintenant des acteurs de l’histoire: les figurines. Elles sont au nombre de 33 et comme à l’habitude, elles ne sont pas modulables. C’est bien le seul défaut qu’on peut leur trouver car elles sont réussies. Et originales. Je vous laisse les admirer dans les photos que vous pourrez croiser. On peut reprocher ce qu’on veut à Games Workshop mais ils savent faire de belles figurines.

Pour les Ultramarines, on va découvrir une nouvelle faction de Primaris: les Vanguard (les éclaireurs quoi… Toute ressemblance avec les stormcasts d’un jeu médiéval fantastique du même éditeur est…. fortuite.):

_ Un Capitaine qui peut empêcher les renforts ennemis d’arriver autour de lui.

_ Un Librarian avec une toute nouvelle discipline de sorts.

_ Un lieutenant assez classique.

_ 10 infiltrators, une troupe qui peut se placer où elle veut à 9 » de l’ennemi ou de la zone de déploiement adverse. La majorité des profils de la faction ont ce type de déploiement.

_ 3 éliminators, des snipers très très forts, bon tireurs et équipés d’une cape qui vont les protéger efficacement.

_ 3 suppressors, des armes lourdes ultra-mobiles.

Pour la Black Légion, vous trouverez des figurines qui présentent les avantages des démons et des marines:

_ Un Maître des possessions, un sorcier qui jette 2 sorts et qui les puise dans une nouvelle discipline de sorts, orientée vers le boost des machines et des démons.

_ 2 Grands Possédés, des espèces de lieutenants qui boostent les possédés et les créatures démoniaques. Ce sont de sacrés bons combattants…

_ 10 Marines du Chaos assez classiques.

_ 2 Obliterators, avec une nouvelle figurine et un nouveau profil, plus fort. 6 tirs au lieu de 4, 5 d’endurance et 1 PV supplémentaire.

_ 1 Venomcrawler, polyvalent avec du tir et des armes de mêlée.

La force du Chaos vient du fait que les sorts et les capacités se combotent bien et peut donner des unités très fortes…

En conclusion, est ce que « Shadowspear » est la boite tant attendue? Pas forcément, mais c’est un sacré bon investissement: 750 points de Chaos contre 725 points d’Ultramarines. Prise à 2, pour 60 balles, vous avez quasiment une petite armée, pleine de combo et de tricks (Il manque qu’un choix de troupes…). Les figurines sont magnifiques, comme d’habitude, différentes et pleine de charisme. Si on ajoute à cela un background travaillé, une imbrication intelligente des scénarii et une boite complète, on a probablement l’une des meilleures réussites de GW dans le domaine…