Pourquoi Beyond the Gates of Antares? – l’histoire.

Beyond the Gates of Antares(BGA) est un jeu de figurines qui permet de recréer des batailles dans un univers futuriste. Le très célèbre (dans le milieu de la figurine…) Rick Priestley est l’auteur du jeu et Warlord Games, des petits anglais passionnés, est l’éditeur.

Antarès est une galaxie façonnée, créée par une race ancienne dans laquelle habite des races originaires de la Terre. Sur les 6 races connues, 5 sont humanoïdes et la dernière est… particulière.

 

La Concorde est une vision de notre futur. Guidée par l’Imtel, une intelligence articielle présente dans l’air meme grace a des nanorobots, cette nation prospère et explore. Son armée est composée de soldats d’élite, bien entrainés.

 

La Nation Algoryne est coincée entre plusieurs zones de conflits. Humains ayant fait secession de la Concorde, c’est une société très militarisée et hiérarchisée. Son armée est composée de soldats de rangs, moins bien entrainés et équipés que la Concorde mais plus nombreux.

 

Les Isoriens sont des humains qui ont été envoyés en exploration dans une partie lointaine de la galaxie. Là-bas, ils ont rencontré une race extraterrestre mystérieuse et ont développé une technologie originale, symbiose de la mécanique et du vivant. L’armée est composée de soldats entrainés résistants et d’armes de soutien aux effets particuliers.

 

Les Freeborns sont des humains, déscendant d’une lignée de marchands. Ils habitent dans des vaisseaux immenses et font commerce dans toute la galaxie. Leurs armées est hétéroclicte, pouvant être composées de mercenaires décérébrés comme de vétérans suréquipés.

 

Les Boromites sont une race humanoïde dont la peau est de pierre. Ils sont résistants et sont souvent utilisés pour des travaux difficiles. Ce sont des voyageurs, qui ne restent jamais longtemps. Leur armée est composée de gangs plus que d’unités qui n’hésitent pas aller au contact…

 

Reste les Ghars. Cette race a été  oubliée par ces créateurs. Espèce de gobelin rachitique, ils ont été conçus pour faire la guerre. Et rien d’autres. Pas d’ingénieurs, pas d’artistes, ils sont bloqués dans leurs évolutions et utilisent des technologies archaiques et dangereuses. Leur armée est composé de chairs à canons et d’armures lourdement blindés qui font office de rouleaux compresseurs…

 

Ces peuples sont liés par la guerre, le commerce, parfois des alliances fragiles, de circonstance. L’histoire de l’univers de BGA est renseignée et fournie. Le livre de règles consacre pas moins de 100 pages aux conflits, aux trahisons et aux victoires de ces peuples. Comment vivent ils? Comment font ils régner la justice ou qui prend les décisions importantes? Tout cela est bien documenté. De plus, chaque pièce d’équipement est détaillée, qu’elle est une règle ou pas.

Et c’est la première raison d’apprécier BGA: c’est un jeu narratif. La base du jeu est de raconter une histoire. Et il s’en donne les moyens. Outre ce background omniprésent, 6 scénarii narratifs dans le livre de base donnent des exemples variés de ce qu’il est possible de faire, des listes de décors différents, décrivant en règle comme scientifiquement. Le jeu est à la limite parfois de la Hard-science-fiction, tant le détail est poussé loin.

 

Et ce n’est pas fini: 1 mois après la sortie du livre de base et des premières figurines, sortaient le premier supplément sur la planète de Xylos. Ce supplément n’est absolument pas indispensable au jeu mais il rajoute 6 nouveaux scénarii narratifs et un système de campagne personnalisé pour les héros déjà présentés dans le livre de base. Et les personnages nommés évoluent! Fartok, le commandeur Ghar qui a perdu la bataille dans le livre de base, se fait rejeter par son peuple et devient un Paria. Dans le supplément, lui et ses fidèles suivants deviennent une armée qui récupère des armes sur le champs de bataille et changent la mentalité Ghar. La révolution est en marche!


 

Le plaisir de ce jeu est dans cette évolution. Le livre de base se lit comme un roman, s’apprécie autant pour ses anecdotes que pour ses trouvailles – des innovations certes – ludiques. Et les auteurs/éditeurs ont fait le choix peu commun de miser sur un historique fort et tranché: Les races se ressemblent mais leurs caractères propres et 

Pourquoi parler de ce jeu maintenant?

Parce qu’un 2eme supplément sort le mois prochain, décrivant un nouveau conflit.

Parce que le système prend bien et que le jeu est intense. Parce que c’est un OVNI dans la galaxie des jeux de figurines actuels, qui allie l’histoire et le jeu de façon réaliste.

Tiens, je ne vous ai pas parlé du système de jeu c’est ça?! Je vais vous faire un peu saliver… 🙂

Guitou