Commençons par les mythiques cataphractaires. C’est une unité de cavalerie lourdement armée dont les Romains ont repris l’idée à leurs adversaires orientaux, les Sarmates. Le cheval et son cavalier sont recouverts d’une armure faite de bandes et d’écailles de métal. Ce qu’ils perdaient en mobilité, les cataphractaires le compensaient par une excellente résistance face aux tirs et aux unités de fantassins.

En jeu, vous pouvez améliorer une unité composée de 8 Gardes maximum en cataphractaires. L’unité est obligatoirement montée (sans quoi, ce ne serait pas vraiment de la cavalerie lourde) et elle vous interdit de recruter des Levées. Donc, pas de baliste avec vos surhommes ! En revanche, ils vous donnent accès aux Guerriers montés (sans arcs) qu’il est impossible de recruter dans une liste romaine classique. Vous pouvez donc aligner une bande atypique, composée d’une majorité de cavaliers. C’est une liste plus difficile à manier que le classique alignement de guerriers et d’archers à pied, mais qui vous fera vraiment changer de style de jeu. D’ailleurs, vous pouvez très bien employer des figurines de barbares Goths ou Huns pour représenter ces guerriers montés vu que l’armée romaine de l’époque faisait très souvent appel à des peuples barbares pour grossir ses rangs. C’est également une excellente excuse pour commencer une nouvelle armée…

Outre le recrutement de Guerriers montés, les cataphractaires réduisent de 1 point le coût en Impetus des capacités qu’ils utilisent, ce qui n’est pas négligeable quand on sait que cette ressource est très coûteuse en dés Saga. Si vous utilisez la capacité Barritus, cette réduction de coût s’applique également si toutes les unités que vous activez sont des cavaliers. D’où l’intérêt d’en recruter un maximum.

Enfin, pour représenter l’armure très lourde de cette unité, cette dernière annule systématiquement la première touche non sauvegardée lors des tirs et des corps-à-corps, de quoi limiter les coups de chance de la piétaille adverse. En effet, si une petite unité de Guerriers ennemis s’en prend à votre cavalerie lourde, il lui faudra sortir les grands moyens pour tuer 1 figurine de votre unité (surtout si vous avez gardé un petit Scuta en réserve).

En contrepartie, cette unité coûte cher en points Saga puisqu’il faut compter 3 points pour pouvoir jouer une unité de 8 cataphractaires (2 pts de Garde + 1 pt d’amélioration en Cataphractaires). Elle est également coûteuse en points de victoire, car chaque figurine tuée rapporte 2 points de Massacre à votre adversaire, soit un total de 16 points de victoire s’il anéantit l’unité entière alors qu’en temps normal, 3 points Saga valent 12 points de victoire.

Le héros légendaire qui peut mener votre bande romaine est Aetius, un général romain du Vè siècle qui a affronté à peu près tous les ennemis de l’Empire avec succès, qu’ils fussent Francs, Huns ou Burgondes, avant de finir assassiné par l’empereur qu’il servait (un mode de licenciement plutôt violent).

Comme à peu près tous les héros du jeu, Aetius coûte 1 point Saga, mais il génère 3 dés Saga au lieu de 2. Il vous permet également de recruter autant de Cavaliers nomades que vous le souhaitez, une unité de Mercenaires qui fonctionne très bien avec la faction romaine. Les cavaliers nomades sont une unité de tir mobile, et la mobilité peut justement apparaître comme une faiblesse du tableau romain qui n’a pas de capacité particulière dans ce domaine. Cependant, comme ces mercenaires ne génèrent pas de dés Saga, on en prend rarement plus de 2 unités pour une partie  en 6 points. Rien n’empêche d’être plus gourmand si vous jouez à 8 points ou plus.

Aetius apporte deux bonus intéressants à toutes les unités de son armée. Il octroie déjà un bonus de +1 en Armure contre les tirs adverses, un bonus très appréciable quand vous affrontez régulièrement des Huns, des Pictes ou des usurpateurs romains friands d’archers. Une bande menée par Aetius gagne également en mobilité grâce au second bonus : les unités de sa bande ne subissent pas de Fatigue lorsqu’elles s’activent pour un mouvement qui n’est pas suivi par un tir ou un corps-à-corps. Ce bonus est très utile si vous souhaitez vous redéployer, vous replier ou capturer un objectif avec une unité qui finira son action fraîche et dispo, et surtout prête à défendre son bout de terre !

À vos pinceaux et à vos dés !