Présentation Blightwar

 

Oui, je me mets un handicap pour plusieurs raisons:

_ Vous les avez sans doute vu des photos sur d’autres sites… ( oui, on va vous en mettre aussi, on est  pas fou, elles sont sublimes…)

_ C’est trop facile. Elles sont tellement belles.

_ La boite est rentable en terme de figurines. Chaque armée présente est un équivalent d’un gros « start collecting » d’environ 800 pts (un peu plus en stormcast…). Il ne manque pas grand chose pour faire un petit contingent de 1000 points…

_ Ce n’est pas ce dont je voulais vous parler….

Note: Oui, je viens de vous en parler quand même. Mais elles sont tellement biens… Bon Bon, d’accord, je vais parler d’autres choses… D’autant que ce sont des arguments de figurinistes, pas de joueurs. Et là on est bon pour une surprise.

 

Les fans ont beaucoup reproché à Games Workshop la façon dont il avait choisi de recréer son univers de Warhammer. Ce n’était pas un exercice facile. Je dois avouer qu’après la sortie du jeu et vu l’éparpillement de l’historique et de l’histoire au travers des suppléments, il est difficile de suivre ou de s’attacher aux différents protagonistes et aux évènements.

C’est pourquoi la lecture de la partie background aurait du me prendre 5 secondes de survolage, car… ben… ça prend plus de temps d’étudier des profils…

Surprise. L’histoire est bien. Je me suis pris à lire le supplément en entier, de la mythologie à la description des scénarii en passant par la découverte de la ville d’Excelsis ou la chronologie des cycles de guerre. Clair, assez précis sans s’embourber, le récit est complet et fait avancer l’histoire du monde. Oui, vous avez entendu: Games Workshop fait avancer son histoire. Et c’est prenant.

Dans ce supplément, on connait le vainqueur de la guerre des portes initiée par Sigmar et ses stormcasts au début de la sortie d’AoS. On sait qui a gagné la Guerre de la vie et les conséquences pour les différentes puissances.

Mais on sait aussi qui est  Horticulus Slimux et quels sont ses plans. On sait pourquoi Sigmar lui en veut et pourquoi il envoie une troupe d’élite à sa poursuite. On sait pourquoi Naeve lui en veut personnellement et pourquoi la traque a commencé.


 

Ce cadre donne du relief à la suite: En effet, on ne sait pas comment se termine l’histoire. C’est nul. Ce que propose Games Workshop est plus fun: il faut la jouer. À la fin de cette partie background, 3 scénarii sont décrits. Utilisant le matériel de la boite, progressifs,  ils permettent de raconter la fin de l’histoire. À votre sauce. Et de le jouer plusieurs fois.

Des tentatives pour faire ce type de mise en place ont déjà eu lieu mais dans le cas de Blightwar, c’est une réussite. La boite devient alors un vrai stand alone avec des troupes équilibrés,  des scénarii et une histoire prenante, un système simple, efficace et fun. Vous aurez entre le montage, la peinture et le jeu des heures de jeux sans pour autant avoir à dépenser plus que la boite.

Jouable par les plus jeunes, c’est un cadeau idéal pour mettre des enfants sérieusement à la figurine et aux règles de base de la gestion d’une armée. Si on détaille un peu les profils, on se rend compte de quelques subtilités.

La force des stormcast est composée de tireurs, d’unités qui harcèlent, de mouvement et de soutien.

La force de nurgle est lente mais résistante. Composée de 2 lignes d’unités, elle est parfaite pour défendre une position.

Complémentaire, vous aurez toute la panoplie des tactiques communément employées et toute la diversité du positionnement que peut proposer le jeu de figurines en général.

 

Donc,

– de belles figurines,
– de la narration
– et du jeu.

Blightwar est une réussite. Prenant, vrai stand alone, on peut dire que Games Workshop a trouvé le bon dosage, le bon équilibre qui fait un bon jeu autant artistique que ludique. Outil d’initiation comme vrai jeu de stratégie,  cette boite est un bon investissement pour ceux qui veulent commencer une armée sotrmcast ou de démon de nurgle mais aussi, et c’est une surprise, pour ceux qui veulent un jeu complet.

Guitou