Guitou est allé enfiler ses plus belles peaux de bêtes pour faire honneur à Warcry et a trouvé des choses à écrire que les autres n’ont pas vu… Venez voir…

 

Ah l’été! Cette saison tant attendue car, libérés des contraintes habituelles, les figurinistes peuvent s’adonner à leurs folies et… rester enfermés à pousser du plastique. C’est le temps des campagnes aussi, une série de batailles que nous « offrent » tous les ans Games Workshop mais cette année est différente: pas de campagnes, pas de nouvelles éditions mais un nouveau jeu: Warcry.  C’est un jeu d’escarmouches et … bon bon ok. Tout le monde sur le net en parle depuis 1 mois. A Hobbyshop, on fait les choses de façon différente donc on va vous faire une présentation rapide, nerveuse et sanglante…

Rapide:

Warcry est un jeu d’escarmouches qui se passe dans les royaumes du chaos: Archaon a appelé les clans éparpillés à se rassembler et … à se battre pour déterminer les plus forts.

Le jeu se joue en tour: L’initiative est déterminée par un jet de 6 D6, celui qui a le plus de valeurs différentes sur un seul dé (des « simples ») choisit qui commence. Les autres valeurs, rangées en double, triple ou quadruple, donneront des capacités spéciales.

Après avoir fait rentrer des renforts, on va au combat: Le 1er joueur choisit une de ses figurines et lui fait faire 2 actions. Il peut bouger, attaquer, se désengager ou attendre. Une fois fini, le 2eme joueur désigne une de ses figurines et… etc jusqu’à ce que chaque figurine a bougé une fois. Et hop! Nouveau tour.

Si bouger ne vous surprendra pas, Attaquer est différent: après avoir vérifié la portée et la ligne de vue, 1 seul jet de dé est fait. Pour chaque dé de l’arme, on compare la force de l’attaquant et l’endurance de l’adversaire. Cela donne le résultat à obtenir, 4+ si les 2 sont égales, 3 + si la force est au-dessus de l’endurance, 5+ autrement. Et on applique les dégâts. Si l’attaque est un 6, on applique la 2eme caractéristique de dégâts, généralement le double.

C’est bon, c’est évacué. Vous savez jouer. Simple non?

Nerveuse:

Alors, je ne vais pas vous mentir: cela reste un vrai jeu de figurines. Ce n’est pas un « Pokémon GW » que vous jouerez en 30min sur un bout de table. C’est une bonne 1h30 de jeu, mise en place comprise. Ce qui sous-entend que Warcry a aussi tous les avantages du jeu de figurine: Diversité de partie, d’objectif comme d’armées, possibilités de combo et intérêt stratégique poussé.

Comment se passe une partie?

Il vous faut 1 chef, environ 1000 pts de la même faction et c’est parti.

Warcry a un système de génération de scénario assez classique mais très détaillé et vivant. L’originalité? Quand vous jouez, vous devez séparer votre armée en 3 groupes: le Marteau, le Bouclier et la Dague. Chacun a sa zone de déploiement, son tour de rentrée en jeu… La Dague va devoir contenir des unités plus rapides et offensives. Le Bouclier contiendra le gros de vos forces et le Marteau vos guerriers d’élites. Attention! Ce ne sont que des observations, rien ne vous empêche d’utiliser votre Marteau comme un élément de défense et le scénario pourra même vous pousser à le faire, ne serait-ce que pour surprendre.. .

Pour jouer, vous tirerez donc une carte de Terrain pour la disposition des lieux, de Déploiement, une carte de Victoire pour vos objectifs, une carte de Péripéties pour… un peu de piment. Simple non?

Mais le scénario variera en fonction du mode de jeu. Ils sont au nombre de  3 et ne sont pas sans rappeler Age of Sigmar.

Le mode Libre est comme son nom l’indique sans trop de restrictions et met en place le jeu à plusieurs, autant par équipe que chacun pour soi. Chacune des options a ses propres déploiements et objectifs, s’adaptant ainsi plus à la configuration du jeu qui vous intéresse.

Le mode Compétitif ou Egal vous permettra de mettre en place des batailles équilibrées. Que ce soit avec un des 12 scénarios préparés ou avec la génération par cartes, épurée des possibilités asymétriques, vous pourrez jouer une bataille qui conviendra aux 2 joueurs.

Et enfin, le mode Narratif.

Sanglante:

Avant de vous parler de ce mode, il est important que je puisse vous transmettre la force du background développé dans la partie histoire de ce jeu. Très visuel, avec des textes gardés au minimum, l’ensemble est à la fois baroque et sombre comme rarement Games Workshop a su le rendre. En tant que fan du chaos, j’ai été surpris de voir peu de mention des dieux mais l’historique lié aux Royaumes et à ce que vivent les différents clans donnent de la profondeur à l’ensemble qui fait appréhender le point de vue de chaque avec originalité et intelligence.

Les excès, quels qu’ils soient, ont un but, une foi, un moyen, une vie. Et oui, ce n’est pas un jeu pour les moins de 14 ans. C’est un jeu dur, violent, qui ne ment pas sur les horreurs commises.

Et tout autour du jeu est fait pour appuyer cet aspect. Table de noms pour chaque faction, historique personnalisé, tout est fait pour vous plonger dans les combats, en particulier grâce au mode Narratif.

Il vous propose de mettre en place une campagne dans laquelle vous ferez évoluer vos combattants. Mais si la structure est assez similaire aux systèmes habituels, vous trouverez pas mal de différences.

Premièrement, chaque bande vit sa propre histoire. En la créant, vous choisirez une quête de campagne que vous allez suivre. Elle est adaptée à la faction de votre bande et suit son historique. Une Quête se fera en minimum 12 batailles avec des parties appelées Convergence qui sont propres à chaque histoire. Vous voyez l’avantage? Pour jouer en campagne, vous n’êtes pas obligés d’appartenir à un groupe qui organise une campagne. Vous pouvez vous rendre dans n’importe quel boutique ou club, dire « je joue à Warcry et je veux jouer en narratif » pour pouvoir jouer votre histoire. Et interagir dans celle des autres. Pas besoin d’attendre que les autres fassent leurs parties, pas besoin de cartes bien établies,…

Deuxièmement, votre bande est un pool de guerriers à partir duquel vous sélectionnerez les combattants que vous amènerez au combat. De plus, cette base s’alimente quasiment toute seule entre 2 parties, limitant ainsi l’effet destructeur de manque de chance au début. Si votre première partie est une défaite cinglante, vous serez ainsi protégé.

Enfin, la progression de votre bande est mesurée par sa gloire. Vous gagnerez des points en cas de victoire et d’actes majeurs dans la partie. La gloire vous permettra de commencer avec un peu plus de points (mais c’est limité) la prochaine partie, d’obtenir des artefacts avec des petits bonus, souvent limité dans le temps à une partie. Vos combattants pourront gagner des niveaux de destinée mais ce n’est pas commun et cela donne une relance pour les prochaines parties.  2 augmentations sont plus importantes sont les artefact de pouvoirs et les traits de commandement (comme à AoS) qui sont permanents. Ce sont plus des personnalisations, des accomplissements même si ce sont de vrais bonus de jeux.

Intelligemment fait, ce mode représente clairement l’ADN de Warcry. Tout semble fait pour raconter l’histoire d’un clan, dans les combats et le sang…

Au fond, Warcry n’est pas un simple jeu d’été: simple et efficace, il vous offre une expérience de jeu à la fois stratégique et narrative, capable de vous faire faire des nœuds au cerveau comme de vous plonger dans des combats dantesques. Son point fort est la portabilité de sa campagne et son système de génération de scénario varié. D’ailleurs c’est le même que pour le nouveau format a 1000 pts d’Age of Sigmar, ce n’est pas un hasard que ce soit à la fois maîtrisé et fun. Allez hop, on remet les fourrures et on retourne au combat…

D’ailleurs l’équipe de Hobby Shop a peint le contenu de la boite et vous pouvez venir tester!!!

Guitou