Kickstarter a permis à des projets de toute sorte, de toute envergure, prendre leur essor. Tales of Evil est un nouvel OVNI originaire de ce site et malheureusement, je ne peux pas vous parler de ce qu’il contient. Alors, comme je ne peux pas, ben, je vais le faire quand même. Laissez-moi vous conter une nouvelle histoire…

 

De la narration:

Tales of Evil a été créé par Antonio Ferrara, un auteur de livres et de jeu italien. Il a aussi à son actif Last Friday déjà sur le thème des films d’horreur qui semble être sa prédilection. Sans être un grand succès des kickstarters, le jeu a fait une campagne honorable, lui permettant de se produire et de pouvoir se distribuer en boutique. Mais arrêtons de parler chiffons, parlons jeu.

Tales of Evil raconte l’histoire des Braves, membres de la Pizza & investigations gang. Nous sommes dans les années 1980, dans le Maine(USA). Les Braves sont des enfants qui ont monté un club de détectives. À la croisée de Stranger Things et des films d’horreurs des années 80, vous allez suivre les aventures de ce groupe d’adolescents qui vont devoir déjouer les plans d’une entité machiavéliques…

Le reste est à votre charge. Tales of Evil est un jeu narratif collaboratif que l’on peut rapprocher du Hellboy de Mantic ou du Cthulhu: Death May Die. C’est à la fois un jeu et une histoire à suivre. Un livre de quête vous servira de guide et vous permettra de progresser dans le jeu. Divisé en chapitres qui correspondent à des séances de jeu, vous découvrirez les règles en suivant les événements d’une histoire dont vous êtes les héros…

Un système qu’on connaît…:

Les mécaniques de jeu ont pour but principal de plonger le joueur dans l’histoire. Chacun va choisir un des enfants et il prendra les décisions pour lui.

Les Braves ont chacun leur petite histoire qui va interagir et évoluer pendant la partie. Il a aussi des caractéristiques comme le corps, l’esprit ou la peur et des compétences pour utiliser des objets. Elles sont contenues sur une carte d’état que vous devrez changer avec une autre si le personnage est blessé ou assommé, etc… Les moyens de votre héros changent ainsi directement en fonction des événements du jeu.

Normalement, c’est le moment où je dois vous parler de tour de jeu. Malheureusement, je ne peux pas. Le livre de quête vous indiquera la pièce représentée par une tuile et vous donnera l’ordre du jeu. Quand ce sera à votre tour de le faire, vous pourrez faire des actions, certaines obligatoires, d’autres optionnelles, de groupe ou individuelles. Celles de groupe devront être discuté et voter avec les autres joueurs mais plus rarement, il se peut que vous soyez séparé des autres. Dans ce cas, vous déciderez seul. Par exemple, bouger est tout le temps une action de groupe. Contrairement aux autres jeux du genre, vous ne pourrez pas vous séparer. Vous pourrez fouiller les endroits que vous visiterez au moyen de cartes à piocher, utiliser des objets, attaquer et défendre. Quand une action n’est pas une réussite automatique, un système de dés customisés avec des symboles aux effets particuliers vous permettront de gérer la situation…

.. Pour des évènements imprévus:

Le twist dans Tales of evil ne se trouve pas exactement dans ses mécaniques mais dans ce qu’elles vont débloquer. Les événements et les énigmes que vous croiserez ont des effets qui peuvent sortir du jeu. L’auteur appelle cela le Système Fusion.

Un événement peut vous demander d’éteindre la lumière… et de continuer à jouer. Si vous avez trouvé une lampe de poche (et les batteries bien entendu…), vous pourrez vous en servir pour éclairer la partie et vous aider. Il peut vous être demandé de passer des coups de fils et d’appeler certains numéros, d’envoyer des mails ou de vous connecter pour faire des recherches sur des sites existants. Le jeu a ainsi un pied dans la réalité en vous demandant des éléments extérieurs qui vont pimenter votre partie et vous révéler des surprises.

Rassurez-vous, un livret contenant les informations importantes à trouver lors de ces recherches vous aidera si vous ne pouvez téléphoner ou vous connecter. Le système n’est pas dépendant de la technologie mais l’expérience de jeu est renforcée par cette immersion, cette capacité à projeter le joueur dans la partie.

Conclusion:

Tales of evil est une petite énigme. L’idée de voir le jeu sortir du plateau est intéressante, que ce soit avec les figurines ou avec des éléments de la vie courante. Devoir jouer dans des conditions différentes tout en se battant contre des monstres ou en résolvant des énigmes parait à la fois fun et intrigant. Cela change de nos parties habituelles et j’avoue qu’une petite démonstration de ce jeu pourrait surprendre nos habitués. Vous voulez essayer avec nous?

Et si vous voulez tentez l’experience, ne tardez pas à réserver votre exemplaire, la VF est en édition limitée et contient TOUT les bonus du Kickstarter!