Alors que la trêve estivale bat son plein chez les autres, l’été est l’occasion pour le figuriniste de s’adonner à sa passion et d’aller taper joyeusement son prochain. Alors qu’il est sur la plage, Guitou en profite pour jeter un œil sur la nouvelle gamme à la boutique : Conquest de Parabellum.

Il y a 2 ans, au détour d’un salon allemand, je suis tombé sur de grandes tables de jeu représentant des  sièges, des passages à gué peuplées de figurines de tailles impressionnantes qui avaient scotché tous les badauds. 2 ans après, 1 kickstarter plus loin, voici enfin arrivé Conquest The last argument of the King, de l’éditeur Parabellum.  Alors qui sont ils et quoi qu’est ce ? Allons voir en détail ce que ce nouveau de bataille à sous le capot…

Un univers sombre et dangereux :

Le continent d’Eä a connu un cataclysme appelé La Chute qui a détruit les civilisations antiques. Il sera suivi par le Long Hiver et peu survécurent à la faim, au froid… Néanmoins, avec le retour de températures plus clémentes, les restes des différentes races se sont réveillés. Les humains rassemblés sous l’égide des 100 Royaumes, qui peuplent majoritairement le sud, se sont émancipés de leurs tyrans et le trône de l’Empire est vide. Les humains du Nord, les Nords, tribus barbares vêtues de peaux de bêtes, sont toujours aux prises avec les créatures de l’Hiver. Ils se regroupent petit à petit et se lancent dans des pillages de plus en plus audacieux…

Les exilés de The Spire sont étranges : ses êtres longilignes venus d’ailleurs se composent d’explorateurs, de scientifiques et parcourent le continent après avoir été chassé par la folie de leur dieu. Enfin, les Dweghom sont des nains forgés par des dragons ancestraux, disparus aujourd’hui à la suite d’une guerre titanesque.

Comme vous le devinez, les peuples ont toutes les raisons de se détester, de se faire la guerre, même entre eux. Et sans rentrer dans les détails, le background est juste ce qu’on peut attendre de lui : baigné de ténèbres, de guerre, bourré de références et bercé de mystères…

Du point de vue commercial :

Conquest the last argument of the kings est édité par Parabellum, une société grec basée à Chypre qui se présente comme un conglomérat d’activités, à l’origine dans l’agriculture et le commerce. Fort de cette expérience, amateurs de jeux de figurines, ils ont décidé de créer un jeu en parallèle de leurs autres activités.

Les figurines sont en plastique et énormes. Déjà elles sont en 32 mm, s’alignant sur le format actuel de Games Workshop mais la profusion d’élites ou brutes épaisses, de cavalerie donnent une impression de masse intéressante.

Après réflexions, ils ont donné la création du système de jeu à une personnalité du milieu, Alessio Cavatore, auteur de la 4eme édition de Warhammer, du Seigneur des Anneaux de Games Workshop ou plus récemment du Terminator : Genisys. Accompagné de son studio River Horse, ils ont mitonné un système de jeu qui ne brille pas forcément par son originalité mais qui mélange intelligemment des inspirations variables…

 

Un système qui emprunte aux autres :

Conquest est un jeu de bataille, donc vous manœuvrerez des unités de 3/6 grosses bêtes à 20/30 fantassins. D’ailleurs, la boite de base contient 80 figurines (pour 80 euros en 32mm, c’est pas mal quand même… ) réparties en 2 factions, Les 100 Royaumes et The Spire.

Comme dit plus haut, le système de jeu emprunte à différents grands anciens  et voici quelques exemples de ce qui le caractérise:

_ Le profil des unités avec des éléments comme les lignes de vues sont directement récupérés de Warhammer . Mouvement, force, endurance,… des choses que vous reconnaîtrez très facilement.

_ Les scenarii sont d’assez classique prises d’objectif mais le déploiement se fera avec des unités en réserve dans l’idée de renforts au tour 3.

_ Chaque unité a une carte de référence comme à Confrontation. Au début du tour, vous rassemblez les cartes des unités en jeu et vous formez une pioche dans l’ordre que vous souhaitez. Après avoir déterminé au hasard un 1er joueur, il pioche la 1ere carte de son paquet et joue l’unité correspondante. Puis c’est au 2eme joueur, alternant ainsi les activations.

Le système de Conquest a 2 avantages : celui de la simplicité et celui de l’habitude. Vous ne serez pas surpris par les mécaniques utilisés mais elles sont positionnées de façon à s’imbriquer parfaitement, a rendre réaliste l’enchaînement des actions. Nous vous en dirons plus lors d’un prochain article.

Si Conquest ne révolutionne pas le genre, il est un résumé intéressant de ce qui se fait maintenant. Un système efficace et éprouvé à base de cartes en alterné, des figurines de bonne qualité et un historique à la fois classique et rafraîchissant. Les annonces de l’éditeur sont de bon augure pour la suite…

Pour découvrir toute la gamme de figurines de Conquest, cliquez sur l’image ci-dessous