Après une sortie tonitruante, A Song of Ice and Fire, the miniatures game, (ASOIAF pour ses afficionados) a eu une période plus difficile entre une distribution chaotique et des publications YouTube omniprésente. Avec le retour des boites de base en boutique et l’arrivée de 2 nouvelles factions, les targaryens et les barathéons, le jeu s’étoffe et présente un vrai challenge en termes de création de listes. Si on ajoute à cela le Master & Commander et maintenant l’ETC, il est peut-être temps de retourner sur les routes de Westeros et de voir ce que sont devenus les armées du continent… 

Un état des lieux du système:

Depuis sa sortie, le jeu a réussi à démontrer plusieurs qualités par rapport à la concurrence. En termes de figurines, la figurine directement jouable à la sortie de boite a conquis beaucoup de sceptiques du jeu de figurine. La sculpture va en s’améliorant et les dernières sorties ont gagné en dynamisme. Le système de jeu a prouvé sa fluidité et sa simplicité pour un jeu avec des unités. En particulier, la souplesse des mouvements, utilisant uniquement la ligne droite, le pivot et le pas de côté, permet d’être à la fois assez réaliste et facile à prendre en main. L’ajout de pivot et de réorientation dans le tir ou à la fin d’un combat donne du rythme et accélère vraiment les parties.

La profondeur du jeu vient essentiellement de la notion d’intrigues représentée par le plateau annexe au jeu. Cette mécanique, très typée jeu de plateau, permet à certaines de vos figurines de donner des bonus qui vont varier mais leur timing est extrêmement important. Déjà c’est une activation en extérieur du jeu, qui va prendre par rapport au rythme de la table. Ensuite, le bonus doit précéder une autre action pour pouvoir comboter avec d’autres capacités. Le puzzle ainsi mis en place peut être parfois diabolique mais le moindre grain de sable mettra à mal un équilibre précaire.

Cela est accentué par la multiplicité des profils maintenant disponibles mais c’est en partie aussi le défaut du jeu. Un peu à l’image de Warmachine, La force d’une unité va dépendre de la sur apposition de règles spéciales mises dessus. Elle peut avoir ses propres capacités, les règles d’un chef qu’on aurait ajouté, le bonus des intrigues… Les éléments de décors peuvent avoir une influence dessus mais les adversaires aussi. Et au début, il est difficile de faire le tri dans tous ces bonus/malus et de savoir lequel est optimum. Au bout du compte, le jeu va prendre un peu de temps à être maitrisé, voire il peut être difficile d’accès.

Le 2ème défaut du jeu est des écarts parfois étonnants entre certaines références et les différentes cavaleries sont des exemples frappants. La cavalerie Lannister a été pendant 6 mois d’une puissance qui a écrasé la méta et celle des Bolton vient de se faire errater par l’éditeur de façon draconienne. Ce qui pour un jeu jeune comme  ASOIAF n’est pas rare.

Donc depuis sa sortie, le jeu s’est révélé être fluide et agréable par son système mais aussi exigeant dans les premières parties et frustrant dans certains profils, maintenant remis à jour.

Un état des lieux des factions:

Alors que nous rentrons dans une nouvelle année, essayons de faire un résumé de chaque faction pour vous donner un aperçu rapide de comment chacune se joue.

Les Starks, étant l’une des premières factions, possèdent une grande variété d’unités possibles à recruter, chacune ayant un rôle assez spécifique à jouer. Malgré cela, l’armée a accès a énormément de tactiques différentes, de listes de tirs tournées vers l’attrition ou des rushs assez violents mais plus fragiles. Doté d’un moral élevé, ses cartes ont tendance à renforcer ses capacités et ils peuvent faire appel à des bannerets très différents. Les Tully ont un gros impact avec la particularité de booster les unités autour.

Les Lannisters ont eu un début un peu difficile mais depuis la sortie de la cavalerie lourde, la balance s’est inversée. Celle-ci a apporté l’impact qu’il manquait et a stabilisé les armées en leur donnant de la projection. Parmi les spécialités de la famille, on peut noter la capacité de donner des malus de moral conséquent. Entre les personnages Non Combattant aux capacités fortes et les cartes, il faut bien se méfier des combinaisons car certaines ne font pas vraiment rire. Actuellement, ils sont sur le devant du métagame du jeu, trustant les podiums.

Le Night Watch est une des factions sorties quelques mois après la boite de base. Elle n’a pas autant de diversité que les 2 précédentes mais elle a un style de jeu à part: Elle s’appuie sur la résistance de ces troupes d’élites et une troupe en particulier, les conscrits, qui eux sont sacrifiables à souhait. Plutôt porter vers l’attrition et le jeu défensif, elle possède des machines de guerres comme le Scorpion qui supporte ce type d’armée.

Enfin, Jon est un must en tant que Commandeur d’armée.

Pour finir, les Sauvageons forment une armée hétéroclite, nombreuse qui joue sur des mouvements rapides et une projection importante. Le souci vient du fait qu’aucune de ses unités n’est particulièrement bonne seule et qu’elles dépendent donc beaucoup les unes des autres. Très agressive, ses unités emblématiques comme les Géants tapent fort et ont un effet psychologique important.

Mais ce survol des factions est très générique: Les parties se jouant en peu de points comparativement à d’autres jeux, on a 6 ou 8 unités pouvant être combinées, les listes sont donc très variées. Changer un personnage non-combattant et votre liste sera très différente.

Et après?

Contrairement à ce que la distribution erratique du jeu laissait présager, le jeu se porte bien. Les tournois sont en train de se développer, certains même très prestigieux et relevés atteignant les 100 participants. La méta est en train de se poser et l’éditeur est réactif à corriger des « erreurs » de profils trop déséquilibrés.

2 factions sont annoncées: les Targaryens et les Barathéons:

_ Pour les premiers, vous retrouverez les éléments iconiques de la série. Une cavalerie forte, beaucoup plus mobile que les autres et un centre composé de phalanges d’immaculés. Et des dragons pas encore disponibles certes, mais bon.

_ Pour les seconds, vous trouverez une armée d’infanteries d’élites très résistantes. En particulier, les chevaliers du cerf ne subissent de pertes de dés quand ils sont blessés. Il y aura aussi une mécanique de loyauté pour montrer que la faction est divisée entre Renly, Stannis et le Bief.

Et des sorties continues pour les autres armées. Tout ça est de bonne augure pour la suite…

Conclusion:

Il est toujours difficile de dire si un jeu va durer dans le temps. Par son système efficace et une profondeur de combos intéressantes, A Song of Ice and Fire est devenu un acteur de la scène figuriniste arrivant à lier des joueurs de plateau et de wargames par son univers. Avec un investissement moindre que Games workshop pour une armée (environ 150 euros pour un starter et 2 ou 3 unités), il s’est installé et va nous donner des biens bonnes heures de jeux…

Et si vous souhaitez acceder aux références en stock, cliquez sur l’image ci dessous

Quant aux precommandes, cliquez plutot sur celle-ci