Les avis ont été partagés sur la sortie de Age of Sigmar. Certains extrêmistes ont brûlé leurs figurines, d’autres se sont remis à jouer grâce à la nouvelle version, et les derniers errent sans savoir quoi faire avec leurs armées pléthoriques. A HobbyShop, bien que nous soyons plutôt content des nouvelles règles, quelque chose nous manquait quand même. Un bon vieux jeu régimentaire avec pleins de bonhommes en rang serrés ! Alors nous sommes allés en quête de la perle rare qui pourrait nous combler…et nous sommes tombés sur King of War !

Bien que le jeu existe depuis pas mal de temps, nous n’y avions pas prêté plus attention que ça, et j’avoue que c’était une belle erreur, car le jeu est excellent ! Quand j’étais petit, j’étais fan de Warmaster (seul jeu dans lequel toutes mes armées étaient peintes!), et je suis heureux de voir que King of War est un savant mélange de Warhammer et de Warmaster, avec pleins de points originaux que l’on aurait bien aimé voir apparaître dans des versions précédentes des jeux GW. Il faut dire que c’est Alessio Cavatore qui s’est occupé des règles, elles ne pouvaient être qu’exceptionnelles.

Bon, rentrons dans le vif du sujet, comment fonctionne le jeu ?

Les listes d’armées

Faire une liste est très facile à KoW. Chaque unité a une valeur de points, selon sa taille : troupe, régiment, horde ; chaque joueur va donc sélectionner des unités jusqu’à un montant prédéfini, 2000 points par exemple. Pour chaque régiment, un joueur pourra prendre jusqu’à deux troupes et soit un monstre, un héros, ou une machine de guerre. Ainsi, les armées que vous alignerez auront une cohérence visuelle et martiale. Pas de full perso ou full machine de guerre, KoW donne la part belle aux unités.

Le tour de jeu

Très simple, un bon vieux mouvement, tir, corps à corps, avec une phase de magie intégrée à la phase de tir. On reste dans du classique, avec une déclaration des charges en début de phase de mouvement, on vient cliquer, on tire, puis on résoud les corps à corps. Alors quoi de neuf sous le soleil alors ? Le plus simple est de faire un petit listing.

Le mouvement : 

  • Les pivots se font par rotation autour du centre de l’unité, et non par les coins (enfin !)

  • La charge s’effectue au double du mouvement de l’unité : pas de charge aléatoire.

  • On peut passer à travers ses propres unités, tant que le mouvement est suffisant.

  • Les charges coin à coin sont interdites.

  • Les lignes de vue et les distances se mesurent à partir du champion de l’unité.

  • Les terrains empêchent les marches forcées, mais pas les charges.

Le tir : 

  • Les unités ayant été blessées lors des rounds de corps à corps précédents ne peuvent pas tirer

  • Le nombre de dés lancés dépend de la taille d’unité : troupe, régiment, horde. C’est sa valeur d’attaque.

  • Chaque unité a une valeur de tir, qui correspond au jet pour toucher

  • Des malus peuvent s’appliquer, si elle bouge ou tir à travers un décor par exemple.

  • Les jets pour blesser dépendent de la défence adverse.

  • Et là, vous mettez un jeton par blessure, vous n’enlevez pas de figurines. La grande force du jeu vient du fait que vos régiments restent en entier, vous n’avez plus à enlever les figurines une par une. A force de prendre des jetons blessure, l’unité finira par fuir du champ de bataille.

  • Test de moral pour toutes les unités blessées à cette phase et donc pourront avoir des malus et même disparaître.

  • C’est aussi à cette phase que vous lancerez des sorts, qu’ils soient offensifs ou de boost. Les sorts sont achetés lors de la construction de la liste d’armée, ils ne sont donc pas tirés aléatoirement.

Le corps-à-corps : 

  • Les unités qui ont chargé peuvent taper, avec la même procédure qu’au tir.

  • Les unités ayant chargé de flanc doublent leurs attaques, de dos elles triplent !

  • De même qu’au tir, on met des jetons blessure, sans enlever les figurines.

  • Les unités ayant pris des blessures font un test de moral.

  • Les unités se désengagent, et si elles ont annihilées leurs adversaires elles ont un mouvement de consolidation.

  • A noter que les unités ne ripostent pas. Par contre, si elles ne sont pas détruites, elles pourront contre-charger lors du prochain tour. la charge a donc bien une utilité !

Comme vous le voyez, pas mal de similitudes avec Battle et Warmaster, mais surtout beaucoup de points que les vétérans de battle vont pouvoir apprécier, car ils ont toujours fait partie de la « Wish list »

Nous vous proposerons bientôt d’autres articles sur King of War, en attendant, gamez bien !

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