Le premier article n’effleurant que le haut de l’iceberg (comme dirait le Titanic), nous allons rentrer un peu plus dans les détails pour vous donner un peu plus l’eau à la bouche sur ce système très intéressant. Allons voir un peu les spécificités de nos actions préférées et du pourquoi le jeu est fait pour raconter une histoire…

 

 

Du danger sous toutes ses formes:

            L’univers de Fallout est avant tout un univers violent et cela demande d’avoir un système capable de rendre compte de tous ses dangers. Quand vous êtes à découvert dans un champ de ruines à chercher votre pitance (ou juste des trucs plus forts pour mieux survivre…), vous devez savoir que vous pouvez prendre 3 types de dommages: physique, électrique et de radiation. Ce 3ème est le plus dangereux. Bien entendu, cela est dépendant de la source du dommage.

            Vos figurines auront des caractéristiques chiffrés pour chaque type de dégâts et seront protégées (ou non…) contre ses problèmes. Dès qu’un personnage est la cible de dommages, il fait un jet d’armure avec un dé à 12 faces rouges. S’il fait moins que sa caractéristique, il diminue les dommages du résultat. A noter que la radiation ne rajoute pas de pions de dommages, elle retourne ceux présent, aggravant ainsi les blessures…

 

Un mouvement malin:

            Dans le premier article, je vous ai expliqué d’un système de couleurs pour les portées et le mouvement. Comment cela marche-t-il?

            Il existe 6 portées différentes hiérarchisées de cette manière: Orange est le plus court, puis jaune, rouge, vert et bleu. Enfin, vient le noir qui est le plus long.

            Si un personnage veut bouger, il utilise le gabarit de la couleur de sa caractéristique. A noter, chose originale, que le mouvement se fait de l’avant du socle à l’arrière, un peu comme dans X-wing même si vous n’êtes pas obligé de bouger de la totalité de la réglette.

            Si le même personnage doit passer par un terrain difficile, il prend un des gabarits de taille inférieure, simplement.

            Si, malencontreusement, un personnage vient à tomber, les dommages qu’il prendra dépendront de la couleur du gabarit de sa chute…

            Et ainsi de suite, le fait d’utiliser ses gabarits simplifie grandement le jeu et toutes les situations rencontrées…

 

Un combat assez prévisible:

            Pour ce qui est de se battre, vous ne serez pas surpris, il y a tout ce qu’on aime.

            Pour le tir, il y a 2 portées des armes, courte et longue. Cela se traduit par l’ajout d’un dé de précision à courte portée en général mais il peut aussi ajouter un dé de dommages supplémentaires dans le cas des fusils à pompes par exemple. Le reste est classique: ligne de vue au socle, portée, jet pour toucher. Et le jet d’armure comme vu plus tôt pour se protéger.

            Pour le corps à corps, c’est globalement le même système de règles. Pour charger, il faut une ligne de vue, on gagne un bonus sous la forme de dé noir (dommages) ou vert (précision) en fonction de ce qui nous arrange.  On peut engager par une action sans ligne de vue mais on ne gagne ni bonus ni l’attaque de corps à corps gratuite. Quand on est engagé, on peut bouger mais sans quitter le contact de son adversaire et c’est une action gratuite, rendant plus dynamique les combats. On peut tirer dans un engagement mais on risque de toucher ses camarades.

            Donc rien de surprenant, mais des valeurs sures qui ont fait leurs preuves…

 

Une interaction riche avec l’environnement:

            Au début de la partie, en fonction du scénario, les joueurs vont placer des pions sur tout le terrain. Certains sont au hasard, d’autres donnés par la description…

            Il s’agit de pions d’interactions, de recherches. Pour rendre la richesse du jeu vidéo, Modiphius utilise un système intéressant. Dès que vous approchez votre personnage d’un pion et que vous finissez votre mouvement, s’il se trouve dans votre portée de recherche et dans votre ligne de vue, vous pouvez regarder le pion sans le montrer à votre adversaire. Bien sûr, certains seront des leurres, vides mais vous pourrez aussi tomber sur des pièges plus ou moins dangereux.

            D’ailleurs, La richesse du jeu vient du nombre impressionnant du type d’objets qu’il est possible de trouver. Des armes aux armures en passant par de la nourriture, de l’alcool ou des objets techniques, vous trouverez une diversité d’élément plus ou moins utiles, toujours surprenant. A noter que leur utilisation est aussi diversifiée… L’alcool est par exemple addictive et donc peut vous pousser à faire des choses que vous n’auriez pas faites normalement…

            Si vous voulez utiliser l’objet, il faudra interagir avec lui avec un jet d’expertise. Il y a plusieurs types principaux d’expertise dépendant du type d’objet.  Il se peut que ce que vous trouviez un coffre fermé. Il faudra donc pouvoir « forcer la serrure ». Si vous trouvez un engin électronique, il faut savoir « se servir d’un ordinateur. » Il se peut que vous trouviez une personne ou un élément qui peut parler avec vous, dans ce cas, c’est votre « charisme » qu’il faudra utiliser.

            A chaque fois, il s’agit d’une spécialité de votre caractéristique d’interactions qui utilise pleinement le système d’icônes du jeu. Pas des dizaines de chiffres, juste un décliné en fonction du personnage. La façon de trouver/utiliser un objet est aussi géré par des icônes simples et précises.

            Malin non?

 

            Modiphius est surprenant à plus d’un titre avec Fallout. Ils maîtrisent les éléments classiques du jeu de figurines avec un système de combat efficace, s’ils ne brillent pas par son originalité, et ils arrivent à innover en poussant le mouvement dans une extrémité simple et cohérente. Cerise sur le gâteau, le système d’interactions avec l’environnement est très développé, diversifié et pousse à la narration. Fallout est définitivement la surprise de ce début d’année 2018 et on n’a pas fini de vous en parler…