Sorti en Août dernier, Adeptus Titanicus, le jeu de Games Workshop sur des combats de titans, a reçu un soutien régulier de son éditeur, un peu à la surprise générale. Au vu de l’investissement de départ, on pensait que le jeu ferait un flop mais il a en fait touché sa cible et créé sa petite niche de joueurs. 6 mois après, voici que sort le premier supplément du jeu, Titan Death, et ni une ni deux, une petite présentation et en prime un rapport de bataille sur le premier scénario narratif de celui-ci…

 

Un supplément riche mais pas onéreux:

Titan death est un livre de 100 pages qui a pour but de vous permettre de retranscrire les combats qui se sont déroulés dans le système de Beta Garmon. Ces batailles sont présentées dans le roman éponyme (édité par Black Library) et vous allez pouvoir revivre le conflit avec ses protagonistes.

Après une partie historique de 12 pages, vous trouverez la présentation et les règles pour jouer 8 légions, 4 loyalistes et 4 qui ont prêté allégeance à Horus. Assez détaillées et claires, elles sont très diversifiées et apportent de la fraicheur au jeu compétitif. De la même façon, 4 nouveaux manipules sont ensuite présentés qui permettent de varier les bases de nos armées.

6 missions narratives suivent et pour finir, les règles de campagne. Non, non, ne soupirez pas, elles sont assez simples et efficaces. Déjà, la campagne se fait en temps limité. Il est conseillé de se limiter de 4 à 6 parties,  ce qui est rassurant. Le but est d’obtenir un maximum de points d’honneur en réussissant des missions, ie des objectifs en cours de partie. Vous gagnerez aussi des points de réparation pour remettre en état vos titans et éviter d’avoir trop de dommages persistants entre 2 batailles, ainsi que de l’expérience pour vos équipages qui se traduira par des relances.

En appendice, une note sur les maisonnées présentes dans le système de Beta Garmon ainsi que quelques règles pour des décors exotiques.

Tout ça pour la modique somme de 30 euros, j’ai envie de dire Banco.

 

Un exemple concret: The Delta Gamon Beachhead. 

Pour vous aider à mieux apprécier ce qu’apporte ce supplément, je vous propose de nous suivre dans une de nos parties. Le camarade David et moi-même nous sommes livrés, juste à la sortie du livre, une partie basée sur le premier scénario narratif qui relate comment les warp runners de la legio Astorum ont réussi à ralentir la legio Mortis lors de son débarquement sur la planète Delta Gamon.

 

_ Les forces en présence:

Pour la legio Astorum: Réuni en Manipule Axiome, un Warlord armé de plasma et d’un canon bellicosa, un Reaver avec 2 poings de combat et les 2 warhounds, 1 avec 2 canons plasma, l’autre avec 2 turbos lasers. Ils sont accompagné d’une bannière de 5 chevaliers de la maisonnée Terryn armé d’armes de proximité, corps à corps et canon thermique.

La légion donne un bonus de 2 quand le titan pousse son moteur pour un mouvement, allant parfaitement avec la technique de tenaille avec des groupes de combats rapides

 

Pour la legio Mortis: une Manipule regia organisée autour 2 warlords, 1 armé de plasma et d’une griffe, l’autre de 2 canons bellicosa dévastateurs. Ils sont suivis de 2 warhounds, armés de plasma et de turbo laser.

La Manipule Regia permet de partager les ordres entre les warlord donnant un centre très fort et homogène. La legion Mortis permet de relancer les 1 des jets pour toucher si le titan a détruit un titan ennemi avant, confortant l’idée de concentrer leurs tirs.

 

Normalement, le scénario se joue avec un déséquilibre de points mais nous avons choisi d’ignorer ce point et en contrepartie, nous n’avons donc pas utilisé les bonus d’améliorations proposées.

Pour la legio Mortis, l’objectif est de faire des dégâts et de s’approcher du camp loyaliste.

Pour la legio Astorum, le but est de contenir l’avancée des traîtres.

 

Déploiement:

La legio Mortis se déploie en premier et cherche à profiter du bonus accordé par son manipule. Elle se déploie donc cote à cote tenant un centre fort avec ses 2 warlords.

Les warps runners fidèle à leur réputation ont profité des zones sous couvert pour se faufiler au plus près de l’adversaire. Le warlord garde le centre pendant que l’aile gauche composée du reaver et d’un warhound d’appui se précipite pour arriver au corps à corps. L’aile droite, avec les chevaliers  et le 2ème warhound, tente de trouver une position de tir favorable dans les ruines.

 

Tour 1:

 

Un problème de communication a touché les Astorums et seuls les chevaliers reçurent leur ordre de marche forcée. La legio Mortis choisit quant à elle de préparer un barrage de Tir.

Alors que le mouvement de tenaille prend forme du côté des loyalistes, les premiers tirs des titans hérétiques lâchèrent des salves qui ne firent que peu de dégâts au warlord mais touchèrent durement le warhound de l’aile gauche. Se voyant perdu, Il fait surchauffer ses moteurs et inflige une phase de tir magistrale au warhound Mortis, absorbée néanmoins par la protection que lui offre le warlord par la Manipule.

En représailles, le warlord Astorum  tira de toute sa puissance sur la menace représentée par le titan armé de 2 canons bellicosa.

 

Tour 2 :

 

Toujours en proie à des problèmes, la legio Astorum n’arrive pas à coordonner ses ordres et se retrouve sous le feu des Warlords.

La tenaille se referme progressivement, en particulier par la vitesse des chevaliers qui force les machines adverses à se replier pour se couvrir. Le reaver est aussi bien placé pour une charge…

Les techniciens s’affairent à réparer les moteurs déjà rudement éprouvés mais sans succès et il suffit d’un tir modeste pour faire exploser de façon fracassante le Warhound Astorum touché précédemment… Dans sa chute, il endommage durement les jambes du reaver qui était tout proche. Pendant ce temps, les échanges de tirs sont lourds, blessant encore plus durement le Warlord Mortis armé de 2 canons Bellicosa.

 

Tour 3 :

Des réparations urgentes sont faites en vain sur le Warlord hérétique mal en point et le princeps Astorum arrive enfin à envoyer les ordres de charge qu’il souhaite faire passer au Reaver et aux chevaliers.

Le Reaver ne se fait pas prier et se jette sur le warhound devant lui, arrachant une arme et faisant exploser une partie du moteur. Voyant se rapprocher les chevaliers, l’autre Warhound Mortis se lance vers l’avant. Mais il libère un chemin vers le Warlord derrière lui. La charge des Chevaliers est terrifiante. Les épées tronçonneuses font des dégâts considérables. Le Warlord titube, tire dans les chevaliers en détruisant 3 d’un coup et s’effondre sur ceux qui restent dans un nuage de poussière terrible.

 

Tour 4 :

Alors que la bataille est à son paroxysme, la légion Mortis décide de passer à l’offensive : Le Warlord restant charge et sa griffe attrape la jambe du Reaver. Elle l’arrache dans un accès de rage et le Reaver meurt dans une dernière série d’explosions.

La légion Astorum de son côté se regroupe pour panser ses blessures et n’arrive pas à faire plus de dégâts.

 

Tour 5 :

Pour contenir la menace représentée par le Warlord Mortis avec Griffe, la légion Astorum fait une série de tirs qui ciblent exclusivement ses armes, empêchant ainsi qu’il puisse faire plus de destructions…

 

Bilan :

Il reste un Warlord et un Warhound dans chaque camp mais la perte du Warlord de la légion Mortis fait pencher la balance du côté des Astorums.

Victoire 16 points à 15 dans ce combat qui a été très brutale.

Nos plans respectifs se sont déroulés comme nous les avions à peu près prévus, ce qui explique que les pertes ont été aussi rapides. Nous décidions d’une cible et elle explosait dans la foulée. Néanmoins ni David ni moi n’avions prévu la chute du Warlord sur les chevaliers, encore moins l’explosion du Warhound qui emporte la moitié des jambes du Reaver. Une bien belle partie nerveuse et pleine de rebondissements.

 

En conclusion, ce qui ressort de ce supplément, c’est de la diversité. Des légions intéressantes, des manipules qui donnent une profondeur de composition d’armée excellente et un background riche et varié. Sans rajouter de figurines et de profils, Games Workshop continue d’explorer le potentiel d’un jeu fluide, complet et narratif. Vivement la suite !